Une répétition au Trail des Fées de Bertrix

Bertrix – Trois semaines avant le grand rendez-vous de Munster, le Trail des Fées de Bertrix m’offre un terrain de jeu idéal pour une grande répétition. Cap sur la course de 40 kilomètres, en passant d’abord par cet entraînement de 34 bornes.

Kévin Gathot a accepté d’endosser le rôle de coach dans le cadre de ma préparation au Trail de Munster. Le Wanzois prend son rôle au sérieux et décide de me suivre de près. C’est donc avec lui que je prends le départ du Trail des Fées à Bertrix. On connaît l’endroit pour avoir disputé cette épreuve l’an dernier. Mais pour moi, c’est une grande première puisque je vais dépasser pour la première fois le cap des 30 bornes. La région, très vallonnée dans les bois, est idéale pour une répétition avant Munster.

Il pleuvine avant le départ et je décide de partir avec un seul t-shirt, sur lequel j’enfile ma veste de pluie. Il s’agit d’une erreur qu’il ne faudra pas reproduire dans les Vosges. La pluie est légère et je prends le départ avec la veste. Je néglige de la retirer et je transpire sans m’en rendre compte. Les 10 premiers kilomètres de course son avalés avec grande facilité. Je gère les montées, marchées, et le passage dans la mine, à 100 mètres sous terres, nous offre un beau moment récréatif. On file vers le premier ravitaillement, où je prends le temps de repérer les bonnes choses à ajouter à mes doses alimentaires.

Au douzième kilomètres, j’ai envie de m’arrêter et de dormir !

Au douzième kilomètres survient ma première faiblesse. Je sens que je suis trempé et j’ai envie… de dormir ! Je vais trop vite dans les montées raides et je m’épuise. Je sens que j’y laisse beaucoup d’énergie et je réalise que, dans la transpiration, cette énergie disparaît plus vite que prévu. Je bois et je mange, mais il est trop tard pour changer de stratégie. Je ne peux enlever la veste, car il fait trop froid et mon t-shirt est trempé. La leçon est notée, la répétition apporte son lot d’informations précieuses. Il ne faudra pas répéter l’erreur.

Toute la course va alors se dérouler dans un mode économie, tel que calculé au départ. Courir en descentes et à plat et marcher dans les montées. L’air de rien, le temps passe et les kilomètres défilent. Les montées s’enchaînent et le plaisir d’avancer est là. On passe un stade: celui où on décompte les kilomètres qui restent à effectuer et, peu à peu, naît le sentiment d’atteindre son objectif. Dernière montée, dernière ligne droite, dernière relance vers l’arrivée. Les 34 kilomètres et 1100 mètres de D+ sont bouclés, sous les encouragements du coach, avec une satisfaction énorme. 5h45, c’est exactement ce que Kévin avec calculé sur base de nos données collectées lors de nos séances d’entraînement. Cap sur Munster, désormais, où il faudra digérer 40 kilomètres et 1800 mètres de D+. Une autre histoire, un autre défi excitant !

Photo: Michel Werner

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